Des étudiants organisent la résistance hors frontières (Le Devoir)


Source : ledevoir.com


Source : ledevoir.com
Mes très chers lobotomes, chiens de garde de notre milice
Le moment est venu de resserrer la vis
Poivrez-moi tous ces yeux beaucoup trop grands ouverts
D’une épice si piquante qu’ils se tordent comme des vers
Ils prétendent qu’ils ont le droit de scander ce qu’ils veulent
Prenez le marteau de la loi pour leur fermer la gueule
Puisqu’ils veulent tant apprendre donnez-leur une leçon
Montrez-leur à se défendre contre vos coups de bâton
Tous au front!!!
Offensez les!
Outragez-les!
Sabotez-les!
Saccagez-les!
Déchirez-les!
Torturez-les!
Écrasez-les!
Estropiez-les!
Je veux les entendre gémir!!!
Que plus jamais personne n’ose s’opposer à ma gloire!!!
Mes très chers garde-du-corps et soldats sans cervelle
Vous avez pour mission d’être plus que cruel
Cette vermine populaire qui bafoue notre Empire
Doit se soumettre et se taire avant que tout cela n’empire
Avant que les mollusques ne quittent leur télévisions
Avant que ces anonymes ne deviennent légions
Ils veulent fuir l’ignorance sans sortir une seule piastre
Alors qu’on les éduque à grand coup de matraque!!!
À l’attaque!!!
Humiliez-les!
Soumettez-les!
Massacrez-les!
Charcutez-les!
Punissez-les!
Transpercez-les
Écorchez-les
Détruisez-les!
Je veux les voir mourir !!!!!
Que plus Jamais je n’entende parler de cette histoire!!!!
© Jardin Mécanique 2012

Les étudiants en service social de l’Université de Montréal (UdeM) étaient les premiers, lundi soir, à se prononcer sur la reconduction de la grève. Au lieu de rentrer en classe le 27 août prochain, le membres de l’association étudiante (AÉSSUM) ont décidé de poursuivre leur grève.
[…]
Des assemblées générales sont prévues tout au long de la semaine. Mardi, les 3600 élèves du Cégep Marie-Victorin et les 4623 étudiants de la faculté de ces humaines de l’UQAM se prononceront à leur tour.
Profs contre la hausse
Par ailleurs, des professeurs de plusieurs établissements scolaires ont promis de respecter le vote de grève des étudiants et préviennent qu’ils seront des milliers à refuser de forcer un retour sur les bancs d’école. Quelque 200 professeurs et enseignants de cégeps et d’universités réunis lundi matin à l’UQAM ont présenté un manifeste signé par 2000 professionnels de l’enseignement d’un peu partout dans le monde. Ils y dénoncent le projet de loi 78 (aujourd’hui loi 12), qu’ils qualifient de «féroce» et de «liberticide». Les signataires refusent d’être contraints à appliquer une loi qu’ils désapprouvent. «Nous ne nous concevons pas comme de simples agents de reproduction de l’ordre social, et surtout pas comme des officiers de la répression avec laquelle le pouvoir d’État québécois a décidé d’attaquer la collectivité étudiante.»
Source : lapresse.ca
Pour la première fois depuis plus de cinq semaines, les rues de Montréal ont à nouveau résonné du tintamarre des casseroles et des slogans, alors que le jour du déclenchement des élections coïncidait avec la centième manifestation nocturne. Le mot d’ordre était lancé depuis plusieurs heures dans les réseaux sociaux. Déjà les mots clics #manifencours et #casserolesencours piaffaient d’impatience sur Twitter. Pour cette centième manifestation nocturne, et ce premier jour de la campagne électorale, ils seraient nombreux, et ils seraient armés… de leurs fidèles casseroles, prêts à revivre les grandes heures de la contestation du printemps dernier. (via 100e manifestation nocturne à Montréal - Place aux casseroles électorales | Le Devoir)
Source : ledevoir.com
Quelque dix mille personnes, selon des estimations de témoins, ont marché mercredi soir à Montréal pour protester, au premier jour de la campagne électorale pour les législatives, contre la hausse des droits de scolarité et la loi limitant les manifestations.
Commencée dans l’ambiance festive d’un concert de casseroles dans le centre de Montréal, la marche, faute d’itinéraire annoncé, a été immédiatement déclarée illégale par la police.
Celle-ci a appelé à plusieurs reprises les manifestants à se disperser, sans que ceux-ci obtempèrent.
Les forces de l’ordre ont indiqué vers 23 heures (5 heures jeudi en France) avoir procédé à huit arrestations, dont au moins deux pour jets de projectiles vers les policiers.
Selon des participants, il s’agissait de la centième manifestation nocturne depuis le début du conflit étudiant en février dernier. Trois syndicats étudiants refusent une hausse des droits de scolarité décidée par le gouvernement et approuvée, selon des sondages, par une majorité de Québécois.
Le conflit promet d’être un élément important de la campagne électorale entamée mercredi en vue d’élections législatives convoquées pour le 4 septembre prochain, alors que la principale formation d’opposition, le Parti Québécois (indépendantiste) appuie les étudiants.
Selon des commentateurs locaux, d’éventuels incidents violents lors des manifestations joueraient, sur le plan électoral, en faveur du Parti libéral du Premier ministre sortant Jean Charest, la société québécoise souhaitant majoritairement un retour au calme.
(AFP)
“L’enjeu de cette révolte, c’est le transfert d’un modèle de société social-démocrate, à l’européenne, qui est le nôtre, même si on est en Amérique, vers un modèle de société anglo-saxon, libéral : on veut transformer une université humaniste en université de la performance. Ce qui s’est passé autour de l’éducation est caractéristique de ce qui arrive dans toutes les strates de la société. C’est pour ça que beaucoup de gens nous ont suivis. Pour une fois, au Québec, les antagonismes ne se sont pas centrés autour de la question nationale, mais sur un rapport droite/gauche.” - Gabriel Nadeau-Dubois
(via Les Inrocks - Printemps érable: la plus cool des révoltes)
Source : lesinrocks.com


Source : lamortliberale.com

Une nébuleuse d’activistes étudiants se prépare à défier la loi 78 dès la mi-août en lançant des escouades vouées à perturber la campagne électorale et les activités socioéconomiques des grandes villes du Québec.
La nébuleuse, constituée de groupuscules radicaux qui opèrent en dehors des grandes associations étudiantes, planifie depuis le début de l’été des coups d’éclat à Québec, Montréal, Gatineau, Saguenay, Rimouski et Sherbrooke pour la rentrée.
Les escouades commenceront à s’activer dès le 13 août, date à laquelle trois premiers cégeps amorcent la reprise de la session d’hiver. Des blocages, des occupations et d’autres formes de désobéissance civile sont prévus dans ces six villes.
Source : lapresse.ca

«Leur vision, leur démocratie, ils et elles la disent représentative : on se demande bien qui elle représente. Elle ne se vit qu’une fois tous les quatre ans et ne sert trop souvent qu’à changer les visages. Élection après élection, les décisions restent les mêmes et servent les mêmes intérêts, préférant les doux murmures des lobbys au tintamarre des casseroles. Quand se fait entendre la grogne populaire, on applique des lois spéciales et on nous impose les bâtons, le poivre et les gaz lacrymogènes. Lorsque l’élite se sent menacée, elle trahit les principes qu’elle dit défendre : leur démocratie ne fonctionne que lorsque nous nous taisons.»
Lire le Manifeste de la CLASSE
Le mépris de la démocratie, ce n’est pas de refuser d’obéir aux injonctions.
C’est d’accorder des injonctions au mépris de la démocratie et des règles de droit. En effet, avant d’accorder une injonction, une mesure qui doit demeurer exceptionnelle, les juges doivent constater une apparence de droit, une urgence immédiate (plusieurs textes parlent même d’extrême urgence) et la probabilité d’un préjudice sérieux et irréparable. Ils doivent aussi évaluer la balance des inconvénients.
Or, en ce qui concerne l’apparence de droit, les juges qui ont accordé des injonctions ignorent délibérément que les associations étudiantes sont des organismes légalement constitués dont l’accréditation est accordée par le gouvernement lui-même et que leur fonctionnement répond à des statuts et règlements adoptés conformément aux règles de droit. De plus, plusieurs juges se permettent de contester de façon abusive le fonctionnement des associations qui est pourtant éminemment démocratique.
Or, en ce qui concerne l’urgence de la situation, des injonctions ont été accordées bien avant que la session ne soit mise en péril et alors que rien n’indiquait que les administrations collégiales ne mettraient pas tout en oeuvre pour permettre aux étudiants de terminer leur session ; un manque de rigueur inquiétant !
Or, en ce qui concerne la probabilité d’un préjudice sérieux et irréparable, si, à la limite, on peut admettre que le préjudice pourrait être grave pour certains étudiants, personne ne peut sérieusement prétendre qu’il serait irréparable. En effet, nous pouvons tous constater que, dans notre système scolaire québécois, un étudiant motivé peut toujours arrivé à ses fins. Les exemples de parcours atypiques sont nombreux.
Or, en ce qui concerne la balance des inconvénients, les juges qui accordent des injonctions ignorent systématiquement la violence provoquée par leurs propres décisions, mettant en péril la sécurité des personnes et des biens.
Source : ledevoir.com
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